À l’origine, deux amis et une envie simple : proposer des nut butters comme ils les aiment. Bio, naturels et surtout faits maison, avec amour et sans compromis. Depuis leur atelier bruxellois, Julien et Matt créent BUDDY BUDDY, un concept où le goût côtoie l’engagement. De Bruxelles à New York, en passant par Paris, BUDDY BUDDY fait aujourd’hui rayonner le "made in Brussels" dans les capitales les plus exigeantes, porté par une vision claire, un goût sûr et un bon coup de pouce régional.
On n’est jamais aussi bien servi.e que par soi-même. Alors, puisqu’il n’y avait pas d’offre satisfaisante en matière de "nut butters" (beurre de noisette) à Bruxelles, Julien Gaucherot et Matt Samra ont mis la main à la pâte, qu’ils ont agrémentée de noisettes françaises torréfiées et d’amandes valenciennes concassées. Ainsi est né BUDDY BUDDY.
Le poids de ce succès en bocal faisant dangereusement ployer leurs étagères, les deux comparses ont dû se mettre à la recherche d’un atelier et d’un espace de vente où produire et proposer leurs délectables denrées.
« À l’époque, je dirigeais Hinterland, un établissement que j’avais ouvert à Saint-Gilles en 2015, détaille Julien Gaucherot. Quant à Matt, il habitait à Londres où il travaillait dans une agence de communication. On peut donc dire que la fibre entrepreneuriale était déjà bien présente chez moi ; il ne restait plus qu’à entraîner Matt dans cette aventure ! »
Un bon départ malgré le COVID
La Région, par le biais de hub.brussels, épaule Julien dans la constitution de son dossier pour la Bourse OpenSoon, la relecture du contrat de bail, et l’obtention d’un permis d’urbanisme. Finance.brussels soutient également le projet.
L’entreprise voit le jour début 2020, avec l’ouverture d’un café rue des Drapiers à Bruxelles, à deux pas de l’Apple Store, et la commercialisation des quatre premiers 'nut butters' de la gamme BUDDY BUDDY fabriqués dans l’atelier bruxellois et artisanal de la marque.
« D’emblée, tout s’est très bien passé… mais le Covid 19 s’est déclaré deux mois seulement après notre ouverture. Nous avons alors décidé de privilégier les pâtes à tartiner et de nous concentrer sur le take away et le webshop. »
Bloqués chez eux, les gens voulaient cuisiner, avec des produits locaux, bio, de qualité. Et BUDDY BUDDY répondait à ce besoin.
Priorité à l’accueil de la clientèle
Pas de péril en la demeure dès lors, mais tout de même quelques interrogations bien légitimes lorsqu’on développe une nouvelle activité dans une période aussi chaotique : Comment faire évoluer notre concept? Comment ne pas perdre de vue notre vision ?
« Au début de notre activité, nous misions à la fois sur les pâtes à tartiner et sur le café sans savoir exactement ce qui allait connaître la progression la plus rapide, mais aussi ce qui allait nous apporter le plus de passion et de plaisir », commente Julien Gaucherot. « Avec le temps, nous avons réalisé que la gestion du café, l’accueil de la clientèle, le développement de boissons et pâtisseries à base de nos pâtes à tartiner nous plaisait plus que la production, la logistique, la vente ou encore la distribution de nos produits en grande surface. Nous préférons nous concentrer sur nos points de vente propres, nos cafés. Quant à nos pâtes à tartiner, nous en limitons la distribution à un petit nombre de commerces vraiment qualitatifs, en tout cas pour les marchés en dehors de la Belgique. »
Porter le « made in Brussels » à l’international
Car BUDDY BUDDY n’a pas tardé à amorcer son développement à l’international : « Depuis le début, nous avons toujours eu une vision assez globale, positivement influencée par la perception des choses de Matt qui a vécu au Japon, à Londres, en Australie, en Nouvelle-Zélande, observe Julien Gaucherot. Notre ambition a toujours été de représenter le « made in Brussels » sur la scène internationale ».
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En 2023, les deux associés ouvrent un café pérenne puis un café éphémère à Paris. Début de l’été, leurs pâtes à tartiner investissent les rayons du célébrissime magasin londonien Harrod’s.
« Pour nous, Paris ou Londres sont vraiment très proches de Bruxelles. Paris est dans l’Union européenne, à une heure de train, on y parle la même langue, on y utilise la même monnaie. Quant à Londres, il faut juste traverser la Manche. » Ce qui ne l’empêche pas d’admettre quelques complications additionnelles : « Exporter vers le Royaume-Uni est complexe, cher et relativement lent, regrette-t-il. Mais après le Brexit, je m’y attendais. C’est dommage, mais il faut faire avec. »
New-York New-York
Après la Manche, BUDDY BUDDY était prêt pour un plus long voyage : la traversée de l’Atlantique. « Depuis notre ouverture à Paris, nous sommes pris d'assaut par des touristes américains qui insistent pour nous avoir à New York. » Le duo avait déjà envoyé des échantillons à la chaîne d'épicerie américaine haut de gamme Erewhon en 2024 : « ils ont adoré ! ».
Direction donc la Grosse Pomme, où les attendait la représentante de hub.brussels. « Kathlijn nous a introduits auprès du bureau de KBC sur place. Une aubaine ! »
Un projet à la noix…bio
“Si ton ami est de miel, ne le mange pas tout entier”. S’il est de beurre de cacahuètes ou de noisettes du Lot-et-Garonne, en revanche…
Chai latte au beurre d’amande, chocolat chaud au beurre de noisette et chocolat noir ou encore roulé à la cannelle et au beurre d’amande : la carte généreuse a été pensée pour mettre en avant la versatilité du 'nut butter' qui est bien plus qu’une simple pâte à tartiner.
Et sur les étagères, se côtoient coude à coude les déclinaisons onctueuses de multiples beurres d’oléagineux, à faire flancher les plus stricts des ascètes. Trop tard pour tirer la cacahuète pour les fêtes?
« hub.brussels, c'est un one-stop shop ultra équipé: peu importe les questions, peu importe les problèmes, il y aura toujours un ou une expert.e pour y répondre rapidement, et ce quelle que soit la thématique. »
Julien Gaucherot et Matt Samra