Le secteur du bien-être et des soins à la personne séduit de plus en plus de porteurs de projets. Activités de relaxation, esthétique, massage, pose d’ongles… Les possibilités sont nombreuses, mais certaines professions requièrent des qualifications et des autorisations spécifiques. Ce petit guide des autorisations est fait pour vous !
L’accès à la profession: ce qui a changé
Depuis le 15 janvier 2024, la Région de Bruxelles-Capitale a considérablement simplifié les conditions d'accès.
- Gestion de base : bonne nouvelle, il n'est plus nécessaire de prouver des connaissances en gestion de base pour s'inscrire à la Banque-Carrefour des Entreprises (BCE) à Bruxelles.
- Métiers libéralisés : les professions de pédicure et de masseur/masseuse ne sont plus réglementées. Vous pouvez exercer ces activités sans devoir justifier d'un diplôme spécifique auprès d'un guichet d'entreprises.
- Métier maintenu (Esthéticien.ne) : l'activité d'esthéticien.ne (soins du corps, épilation, maquillage semi-permanent) reste réglementée. Vous devez toujours prouver vos compétences professionnelles pour l'exercer.
Les activités sans accès spécifique
Pour les activités suivantes, aucun diplôme ou accès à la profession n'est requis (liste des exceptions) :
- Le stylisme ongulaire (décoration, allongement, pose d'ongles artificiels) ;
- Le massage de type relaxant (pas thérapeutique donc, car cela est réservé aux kinésithérapeutes)
- Le maquillage (grimage) ;
- La pose de piercings et de tatouages permanents, ainsi que la modification ou l'enlèvement de ceux-ci (attention : nécessite une formation spécifique en hygiène) ;
- Les soins de la chevelure.
- les soins de la chevelure;
- les soins de techniques dentaires (accès libre pour créer l'entreprise de fabrication, mais interdiction stricte de toucher au patient (exercice illégal de l'art dentaire);
- Les soins des pieds c.-à-d. la pédicure non-médicale (!)
Les démarches liées au local
Deux options principales s'offrent à vous :
- soit vous acquérez votre propre local (achat ou location) ;
- soit vous prestez vos services dans un salon qui dispose déjà de toutes les autorisations nécessaires (affectation urbanistique, attestation de sécurité incendie/SIAMU, contrat de ramassage des déchets et licence Sabam/rémunération équitable pour la musique).
Une troisième option est possible mais uniquement pour les pédicures qui sont assimilées aux secteurs paramédicales :
- vous avez également la possibilité de vous intégrer dans une maison ou un centre médical.
L’affectation du local: un point crucial
Conseil d'expert : Ne signez jamais un bail commercial ou une offre d'achat sans avoir vérifié l'affectation urbanistique auprès du service urbanisme de votre commune! En signant le bail commercial d’un local dont l’affectation ne correspond pas à votre activité, vous perdrez de l’argent puisque vous serez contraint.e de régler votre loyer même si vous ne pouvez pas ouvrir boutique !
- Si votre (futur) local se situe dans une zone commerçante (Liseré bleu sur Brugis), l’intitulé de l’affectation de votre local doit être « commerce de services ». Tout autre intitulé, y compris « établissement de services matériels (commerce de biens)», nécessitera de rentrer une demande de permis d’urbanisme auprès de la commune.
- Si votre (futur) local se situe en dehors d’une zone commerçante, vous pourrez exercer votre activité au sein d’un local dont l’affectation est autant « commerce de services » que « établissement de services matériels ». Un permis d’urbanisme ne sera pas nécessaire en cas d’intitulé « établissement de services matériels ».
Si votre (futur) local est actuellement affecté à du logement, un changement d'affectation avec permis d'urbanisme sera nécessaire, ce qui peut prendre plusieurs mois. Quant aux refus, ils sont rares mais mieux vaut rester vigilant.
Attention ! Ces informations sont de première ligne. Avant toute décision, il importe que vous consultiez le service urbanisme de la commune où se situe votre (futur) local pour vous assurer du cas de figure dans lequel vous vous trouvez.
Puis-je exercer à domicile ?
À Bruxelles, les métiers de l’esthétique ne sont pas considérés comme des professions libérales. L’exercice de ce type d’activité à domicile est strictement encadré sur le plan urbanistique (il nécessite généralement un permis d'urbanisme pour « changement d'utilisation », même si vous êtes propriétaire).
Contrairement aux professions libérales et aux services purement intellectuels, il n’est pas autorisé de plein droit et fait l’objet d’une appréciation au cas par cas par la commune, en fonction notamment de l’impact sur le logement et le voisinage. Il est donc indispensable de se renseigner auprès de sa commune avant de démarrer l’activité.
Une exception est possible : les pédicures disposant d'un diplôme paramédical (podologues) ont plus de facilités, mais une vérification à la commune reste indispensable.
Accompagnement et ressources
D’autres démarches sont-elles nécessaires ? Oui, une série de démarches est commune à tout entrepreneur.e, quel que soit le secteur d’activité. C’est le cas par exemple :
- du choix entre le statut de l’indépendant en personne physique et de la société,
- les démarches d’inscription,
- le recours, si besoin, à un crédit ou à un subside,
- déterminer le coût de vos facturations pour que vous puissiez entrer dans vos frais et dégager un bénéfice,
- etc.
C’est pourquoi nous vous recommandons vivement de prendre contact avec une structure d’accompagnement. Elle vous soutiendra tout au long du développement de votre projet, votre conseiller·e étant votre point de repère à chaque étape.
Vous pouvez identifier ces structures grâce à notre wizzard « Qui peut m’aider ? ». À titre d’exemple, RCOOP est une coopérative d’entrepreneurs spécialisée dans les métiers de la coiffure, de l’esthétique, du soin et du service à la personne. Elle accompagne les candidats souhaitant se lancer dans ces secteurs.
Si vous avez besoin d’un coup de pouce pour vous y retrouver parmi toutes les structures disponibles, n’hésitez pas à demander conseil auprès de hub.info.
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